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Franchir Les Quatre Gros Obstacles En Vue D’une Culture Lean. Première Partie : Briser L’autosatisfaction

Franchir les quatres gros obstacles en vue d'une culture Lean - 1º Partie - Briser l'autosatisfaction

Comment Crée-t-on Une Culture « Lean » ?

La création d’une culture Lean et, d’ailleurs, toute tentative d’engendrer un changement positif, semblent très difficiles à mener à bout chez certaines organisations. Celles-ci ont apparemment une sorte d’entropie qui fait que toute amélioration les ramène vite à une normalité médiocre. En observant ces entreprises, on trouve souvent quatre barrières culturelles :

  • L’autosatisfaction : le sentiment que les choses sont très bien telles qu’elles sont.
  • De faibles expectatives : quand on croit que les choses ne peuvent pas aller mieux.
  • L’impuissance acquise : la croyance selon laquelle les personnes au sein de l’activité ne peuvent pas influer sur le changement.
  • L’acceptation passive : le comportement en matière de leadership, quand des dirigeants ignorent la non-conformité par rapport aux normes.

Vidéo Lean (en anglais). Comment Créer une Culture Lean En Modifiant le Comportement Quotidien

Ces quatre obstacles culturels pris individuellement ou de façon combinée peuvent frustrer vos efforts de changements. Malheureusement ils sont très communs parmi une grande variété d’organisations. Au cours des prochains mois, nous allons discuter de chacune de ces quatre barrières qui font obstacle à l’acquisition d’une culture Lean et de la façon dont elles peuvent être surmontées.

Ce mois-ci, nous commencerons par la plus répandue des quatre barrières : l’autosatisfaction.

Qu’est-ce qu’une Culture de l’Autosatisfaction ?

L’obstacle culturel le plus facile à reconnaître, celui de l’autosatisfaction, est le simple fait de croire que les choses vont suffisamment bien. Dans les cultures de la suffisance, les dirigeants et les équipes considèrent qu’il n’est pas nécessaire de s’améliorer. Dans les pires des cas, c’est dû au fait que les dirigeants pensent que leur entreprise est déjà la meilleure.

Cela est souvent renforcé par les indicateurs qui semblent montrer que l’activité réalise de bonnes performances. Quand des entreprises me disent que leur Taux de Rendement Synthétique (TRS) est de plus de 95% et que le pourcentage de Livraisons DIFOTIQ Delivery In Full On Time with Quality (Livraisons complètes, dans le délai et sans défectuosité) est de 100%, j’ai tendance à être sceptique.

Si ces entreprises étaient si bonnes, cela poserait un problème car il n’y aurait nullement besoin d’y effectuer la moindre amélioration. Cependant la plupart du temps, les entreprises se bernent elles-mêmes en utilisant des standards de production complaisants (softs) pour le TRS, des pour l’occultation des déchets et en enjolivant les dates de livraisons pour le DIFOTIQ. Ce type de tromperie signifie que d’énormes opportunités d’amélioration sont dissimulées.

Pourquoi l’Autosatisfaction est-elle un Problème ?

À un moment donné de son histoire, votre activité était peut-être la plus performante sur le marché. Toutefois, l’activité évolue et les concurrents s’efforcent constamment d’innover et de vous dépasser. Si vous pensez que vous êtes déjà le meilleur et ne voyez pas la marge de progrès qu’il vous reste, il y a des risques que vous ne demeuriez pas longtemps à la première place.

Quand vous aurez été dépassé par la concurrence, les conséquences pourraient être dévastatrices. Le fait d’avoir cru en votre propre supériorité vous aura incité à refuser le changement ou à retarder l’action.

Surmonter l’autosatisfaction

Il est parfois nécessaire qu’une entreprise subisse un choc commercial pour qu’elle se décide à modifier son état d’esprit auto complaisant. Il s’agit quand même d’un apprentissage coûteux. Au lieu de cela, le benchmarking pourrait constituer un bon outil.

Faites appel à un organisme extérieur pour évaluer votre business et comparez vos résultats à des références connues de votre secteur d’activité. Allez visiter d’autres entreprises, en intégrant des groupes de réseautage ou des associations sectorielles.

Une étude de satisfaction client peut aussi vous faire reprendre contact avec la réalité. En tant que dirigeant qui glisse vers l’autosatisfaction, établissez donc des objectifs qui ne sont réalisables qu’en opérant un changement.

Créez une situation d’urgence qui mettra en évidence les problèmes à venir dans le cas où l’entreprise ne s’améliorerait pas.

Une autre mesure qui va de pair avec cette dernière consiste à éliminer le rideau de fumée qui fausse les critères d’évaluation de votre entreprise : mesurez vos performances en termes absolus plutôt qu’à l’aide de normes indulgentes et de dates de livraisons négociables.

Le mois prochain, nous aborderons le thème des croyances culturelles associées et des faibles expectatives. Tandis que l’autosatisfaction résulte souvent d’un excès de confiance en soi, les faibles attentes sont la conséquence d’un manque de confiance des entreprises quant à leurs aptitudes au changement.

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